En Afrique du Sud, les données mobiles coûtent bien trop cher. C’est l’avis en tout cas de l’autorité de régulation des télécoms qui a donné deux mois aux opérateurs, dont MTN et Vodacom qui occupent 70% du marché, pour faire baisser la facture de leurs clients. Et malheur aux récalcitrants, qui pourront être poursuivis et sanctionnés.

C’est une enquête ouverte à l’été 2017 à la suite de plaintes d’utilisateurs, et longue de deux ans, qui est à l’origine de ce coup de sang : celle-ci a montré que les prix pratiqués par les leaders du secteur étaient plus élevés en Afrique du Sud que sur d’autres marchés africains. Et pour le régulateur, il y a de la marge : les prix pourraient baisser de 30 à 50%.

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Dans le cadre de son objectif de créer 25 millions d’emplois d’ici 2025, la Banque africaine de développement s’est tournée vers le géant Microsoft pour ouvrir une nouvelle plateforme numérique pour enseigner aux jeunes africains les rudiments de la programmation informatique.

Annoncé ce 3 décembre lors de l’African Economic Conference à Charm el-Cheikh, en Egypte, ce site web est accessible aussi bien sur ordinateur que sur mobile et est adapté au bas-débit. Outre le code, il propose des cours de web design, de sciences des données et de marketing. En savoir plus sur le site de la Banque africaine de développement.

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Légiférer sur l’utilisation des drones, de manière professionnelle ou ludique, est un casse-tête pour de nombreux pays. Et clairement, les Etats africains n’y échappent pas. Ainsi, l’UAV Coach, la plus large communauté de pilotes de drones au monde, identifie 18 pays (sur 200) dans lesquels l’activité est interdite. Parmi eux, six sont africains. Au Kenya, leur usage sans autorisation peut même amener tout droit en prison. Dans certains cas, cette interdiction est une mesure temporaire, en attendant le vote d’une législation adaptée. Dans d’autres, cela relève d’une décision assumée, prise pour des raisons de sécurité.

Interdiction ou conditions drastiques d’utilisation, toujours est-il que l’innovation en pâtit. C’est le cas, par exemple, de l’agriculture connectée, dont les drones, qu’ils soient utilisés pour cartographier ou épandre, sont une composante essentielle.

La Banque africaine de développement aimerait voir cette technologie se diffuser plus largement en Afrique du Nord, elle l’a redit lors d’une table ronde cette semaine à Rabat. Or précisément, au Maroc, cette activité est interdite. Le Kenya, pour sa part, devrait adopter en 2020 une législation plus souple. Une décision importante quand on sait que les drones servent aussi, beaucoup, aux actions humanitaires.

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Ce n’est plus qu’une question de jours avant que le Sénégal n’adopte son Startup Act. Cette loi qui propose des recommandations pour promouvoir l’innovation et l’esprit d’entreprise, couvrant des domaines tels que les politiques fiscales, le financement du démarrage, l’étiquetage et la promotion de la collecte et du partage de données, a été validée par le gouvernement de Macky Sall et doit être votée par l’Assemblée nationale début décembre.

Le texte a été élaboré en 2018 par 60 acteurs de l’écosystème de startups sénégalais lors du hackathon organisé par i4policy. Il s’inspire du Startup Act tunisien, premier à être adopté sur le continent africain, en 2018. Celui-ci a permis, notamment, de conférer à une entreprise de moins de huit ans d’existence un statut de startup, fiscalement avantageux par rapport aux autres.

Dorénavant, les entrepreneurs tunisiens peuvent également bénéficier d’une bourse d’un an pour démarrer leur projet. Selon WeeTracker, d’autres pays, Mali, Ghana et Rwanda en tête, sont sur le point de rejoindre la Tunisie et le Sénégal dans l’adoption d’un projet de loi de ce type. Pour en savoir plus sur le Startup Act sénégalais, lire Disrupt Africa, et sur le Startup Act tunisien, lire African Heroes. (Crédit : Anthere / CC).

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Après s’être fait arnaqué par un vendeur de faux tickets de bus à Kampala alors qu’il devait se rendre dans son village natal pour assister aux funérailles d’un proche, Ronald Hakiza a décidé de créer un système de vente et de vérification des tickets. Il a commencé par passer un MBA à l’Université Makerere à Kampala, où il a rencontré Marvin Akankwas, puis il a poursuivi ses études par un stage à la Young African Leaders Initiative pour acquérir des compétences en entrepreneuriat.

Les deux amis ont lancé, en 2015, Ugabus, une plateforme de vente en ligne de tickets pour les utilisateurs, avec des services destinés aux compagnies de bus pour les aider à gérer les flottes de véhicules et de passagers.

La startup est rentable depuis mi-2016 et a généré 21 000 dollars en 2018, sans aucune levée de fonds. Mais Ronald Hakiza ne compte pas s’arrêter là : « D’ici 2020, Ugabus devrait être une force avec laquelle il faudra compter dans toute la région. Nous avons l’intention de lancer dans plus de six pays, en particulier le modèle B2B que nous pensons que les opérateurs de bus de ces pays devraient trouver très fiable et facile à utiliser. » Son histoire est à découvrir sur Techpoint Africa.

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Alors que les abonnements mobiles en Afrique avaient dépassé la barre du milliard en 2017 et ont atteint 1,7 milliard en 2019, les recettes dues au secteur devraient encore progresser considérablement ces cinq prochaines années. Selon le rapport African Digital Outlook 2019, publié par l’entreprise britannique Ovum (et à lire ici), celles-ci passeront de 54,31 milliards de dollars (49,27 milliards d’euros) en 2019 à 67,12 milliards (60,89 milliards d’euros) en 2024.

Cette augmentation est majoritairement due à la transformation du marché mobile en Afrique et la démocratisation des smartphones, qui tendent à remplacer les feature phones, encore très présents sur le continent. Ainsi, les recettes apportées par les fonctionnalités d’appel verront « une légère augmentation jusqu’à 2021 », estime l’analyste britannique, mais « un déclin sur le reste de la période étudiée », soit jusqu’à 2024.

Les recettes générées grâce aux données mobiles, en revanche, devraient plus que doubler dans les cinq ans, grimpant de 14,91 milliards de dollars (13,52 milliards d’euros) en 2019 à 3&,42 milliards de dollars (28,50 milliards d’euros) en 2024. Pour en savoir plus sur ces chiffres et sur l’impact de la 5G sur le marché des télécoms africains, lire l’article d’IT Web Africa.

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