Amazon a choisi le Kenya comme point d’entrée de son réseau Internet par satellite en Afrique en y installant la première station terrestre (gateway) du continent pour le Project Kuiper.
Cette infrastructure, annoncée début juin 2026, sert d’interface entre les satellites en orbite basse et les réseaux au sol, en routant le trafic internet vers et depuis les utilisateurs. Le déploiement s’inscrit dans la stratégie d’Amazon visant à concurrencer Starlink, déjà présent au Kenya, sur un marché où l’accès haut débit reste inégal, notamment hors des grands centres urbains. La station kényane marque un passage du projet, longtemps centré sur les autorisations et la préparation industrielle, à une phase d’implantation physique en Afrique.
Pour opérer, Amazon passe par sa filiale locale « Amazon Kuiper Kenya Limited » et a engagé des démarches réglementaires auprès de la Communications Authority of Kenya (CA).
En parallèle, le Kenya a fait évoluer son cadre de marché télécom en 2026 pour encadrer davantage les acteurs satellitaires, avec des obligations de licence et des redevances. Selon Business Daily, une licence satellitaire peut être facturée 15 millions de shillings kényans, soit environ 95 500 €.
Au niveau global, le Project Kuiper repose sur une constellation annoncée de plus de 3 200 satellites et sur un investissement déclaré par Amazon de plus de 10 milliards de dollars, soit environ 9,2 milliards d’euros.