L’Ouganda intensifie sa lutte contre le vandalisme visant les infrastructures télécoms et contre les irrégularités liées à l’enregistrement des cartes SIM, en s’appuyant sur des condamnations judiciaires récentes saluées par le régulateur, l’Uganda Communications Commission (UCC).
Dans une affaire récemment jugée, un homme a été condamné à cinq ans de prison pour avoir vandalisé un site de mât de télécommunications dans le district de Kibaale. Les faits, datés du 7 mars 2026, portent sur une intrusion sur le site, la coupe et l’enlèvement d’équipements et de câbles, avant son arrestation sur place. L’UCC indique que les dommages ont été évalués à 23,6 millions de shillings ougandais, soit environ 5 428 €.
Selon le régulateur, ce type d’attaque a un impact direct sur la continuité de service et renchérit les coûts de maintenance des réseaux. Les vols de câbles, de batteries ou de carburant peuvent provoquer des coupures d’appels et d’internet, des échecs de transactions de mobile money et des perturbations de services essentiels.
Dans cette affaire, le tribunal a détaillé la peine en trois volets (intrusion, vandalisme, vol) additionnés pour atteindre cinq ans d’emprisonnement.
L’offensive concerne aussi les fraudes à l’enregistrement des SIM. L’UCC a annoncé la condamnation à un an de prison d’un agent d’Airtel Uganda pour avoir enregistré illégalement un abonné en dehors d’un point agréé, signé des formulaires à la place du client et délivré une SIM en violation de la Regulation of Interception of Communications Regulations (2024).
D’après les autorités, la SIM enregistrée en dehors des procédures a ensuite servi dans une escroquerie à la « fausse bourse », ayant permis de soutirer de l’argent à un étudiant. L’UCC affirme vouloir renforcer la supervision des employés, agents et tiers par les opérateurs, tandis que l’exécutif a déjà évoqué, en avril 2025, le classement des tours télécoms comme infrastructures nationales critiques afin de durcir davantage les sanctions.