Unicef Femtech Ventures : une première cohorte « frontier tech » pour réduire les écarts de santé des femmes en Afrique

Unicef Femtech Ventures a lancé à Pretoria (Afrique du Sud) sa première cohorte de startups « femtech » utilisant des technologies de pointe (« frontier tech ») afin de combler des inégalités persistantes d’accès à la santé, à l’information fiable, à la sécurité et aux opportunités économiques pour les filles et les femmes.

Le programme est présenté comme une plateforme d’investissement catalytique sur cinq ans (2025-2030), soutenue par ses partenaires fondateurs, le gouvernement de Suède et Temasek Foundation. L’objectif opérationnel est de passer d’un constat des écarts d’équité à un financement direct d’entrepreneurs capables de déployer des solutions « sûres » et « prêtes à l’échelle » dans des marchés émergents, en s’appuyant notamment sur l’IA, la science des données et la blockchain.

Chaque startup sélectionnée peut recevoir jusqu’à 100 000 dollars de financement « equity-free » (sans prise de participation), assorti d’un accompagnement technique et business d’environ un an pour tester, renforcer, valider et préparer l’industrialisation des produits.

La sélection provient d’un vivier de plus de 1 100 candidatures issues de 85 pays, dont plus de la moitié en provenance d’Afrique. L’Unicef indique qu’une liste courte de 151 startups dans 53 pays a été constituée, et que 89% de ces finalistes étaient dirigées par des femmes. Pour la première vague, 10 solutions ont été retenues dans sept pays.

Le portefeuille de la cohorte couvre plusieurs cas d’usage directement liés à la santé sexuelle et reproductive et à ses déterminants. Dotoh (Bénin) propose de la télémédecine à faible bande passante, avec dossiers chiffrés et orientation géolocalisée ; Nurtura (Inde) vise les maternités avec un « co-pilote clinique » pour le suivi materno-fœtal et l’alerte ; VivaMama (Inde) cible le post-partum via un support structuré « IA » ; HLlama (Togo) déploie un chatbot WhatsApp multilingue (reconnaissance vocale, traduction) ; Feel by Luna (Tunisie) structure un journal vocal pour l’endométriose ; SafeRide (Kenya) travaille la sécurité dans les transports avec une approche « offline-first » et protectrice de la vie privée ; Bahasa Ibu (Indonésie) construit des jeux de données d’IA « éthiques » en créant du travail numérique pour des mères ; FemHealth Data Collaborative (Inde) consolide des données de santé des femmes ; Uli (Inde) détecte les abus en ligne en temps réel ; DawaMom (Zambie) combine chatbot, agents de santé communautaires, logistique du dernier kilomètre et dossiers numériques.

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