Nairobi prépare une phase III de gestion du trafic routier par IA

Le Kenya prévoit de réduire le rôle des policiers de la circulation à Nairobi en étendant un dispositif de gestion du trafic basé sur l’intelligence artificielle.

D’après des documents budgétaires cités par TechCabal, le Trésor a prévu 1,18 milliard de shillings kényans (KES), soit environ 7,8 millions d’euros, pour l’exercice à venir afin de déployer la phase III de l’« Intelligent Transport System » (ITS) dans la capitale. L’enveloppe marque une hausse nette par rapport à l’allocation actuelle. Le projet est porté par la Kenya Urban Roads Authority (KURA) et vise à automatiser une partie de la régulation aux carrefours, aujourd’hui largement assurée par des agents sur le terrain.

La phase III doit intégrer 125 intersections à un système centralisé de contrôle, avec un centre de commandement situé à City Cabanas, sur Mombasa Road. Le dispositif combine feux « intelligents », caméras de surveillance et capteurs routiers.

Selon les éléments décrits, l’IA doit suivre le trafic en temps réel, ajuster automatiquement les cycles de feux selon la congestion et détecter des infractions. Les équipements annoncés incluent notamment la reconnaissance de plaques, la détection des franchissements au feu rouge, le contrôle de la vitesse et la vérification du port du casque pour les conducteurs de motos-taxis (« boda boda »). Le système doit aussi analyser des flux (mouvements, schémas de virage, fréquentation) et remonter les signalements pour l’application de la loi.

Le gouvernement justifie l’investissement par le coût économique des embouteillages. Des estimations gouvernementales relayées par la presse locale en 2024 évoquent un impact d’environ 120 milliards de KES par an, lié notamment aux pertes de productivité et au carburant.

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