Un de plus… Orange pilote le projet « Via Africa », un nouveau système de câble sous-marin annoncé le 12 mai dernier. L’infrastructure, pensée comme un « open cable » en modèle consortial, vise à renforcer la capacité et surtout la résilience des liaisons internet entre l’Europe et l’Afrique, dans un contexte d’explosion des usages numériques et de multiplication des incidents sur les routes existantes (coupures, pannes, congestions).
Selon les éléments communiqués par le géant des télécoms, le consortium reste ouvert à de nouveaux membres au fur et à mesure de l’avancement du projet. En revanche, Orange n’a pas communiqué de budget d’investissement ni de capacité finale à ce stade.
Le projet repose sur la signature d’un protocole d’accord (MoU) par sept investisseurs et opérateurs : Canalink (îles Canaries), GUILAB (Guinée), International Mauritania Telecom (Mauritanie), Orange Group, Orange Côte d’Ivoire, Sonatel (Sénégal) et Silverlinks.
Le tracé cible une nouvelle route atlantique reliant l’Europe à l’Afrique du Sud, avec des points d’atterrissement annoncés au Royaume-Uni, en France et au Portugal, et des destinations le long de la façade atlantique africaine et insulaire : îles Canaries, Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire et Nigeria.
Les prochaines étapes consistent à cofinancer une étude de tracé pour retenir une route conciliant résilience, faisabilité technique et efficacité économique, puis à lancer le processus de sélection du fournisseur de câble.
D’après Orange, l’objectif est de sécuriser et de soutenir le développement économique et les échanges numériques entre l’Afrique et l’Europe, tout en accompagnant la croissance du trafic sur le long terme. Orange rappelle par ailleurs le poids de sa zone Afrique–Moyen-Orient : présence dans 18 pays, plus de 175 millions de clients au 31 décembre 2025, et 8,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025.